02.02.2010
Nouvelles frictions entre la Chine et les Etats Unis
Pékin suspend ses échanges militaires avec Washington pour protester contre de nouvelles ventes d'armes à Taïwan. Un nouveau point de tension, après l'affaire Google.
La Chine a suspendu ses échanges militaires avec les Etats-Unis pour protester contre de nouvelles ventes d'armes américaines à Taïwan, un dossier ultra-sensible de nature à tendre des relations déjà éprouvées par l'affaire Google.
Pékin a en outre demandé à Washington d'annuler ce nouveau contrat, dans une protestation officielle urgente adressée à l'ambassadeur des Etats-Unis, Jon Huntsman, par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères He Yafei.
L'exécution de ce contrat "nuirait inévitablement aux relations entre la Chine et les Etats-Unis (...) entraînant des conséquences que les deux parties ne veulent pas", a fait valoir M. He.
Le contrat constitue "une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises qui met gravement en danger la sécurité nationale de la Chine et nuit à la réunification pacifique de la Chine" - Pékin considérant que Taïwan est une province chinoise -,
Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères annonce également le gel des discussions à un haut niveau sur la sécurité et la mise en oeuvre des "sanctions appropriées envers les compagnies américaines impliquées dans les ventes d'armes à Taïwan".
"La coopération entre la Chine et les Etats-Unis sur des problèmes-clés internationaux et régionaux sera aussi inévitablement affectée", souligne par ailleurs le ministère.
Le porte-parole du ministère chinois de la Défense Huang Xueping a jugé que les mesures prises reflétaient "le préjudice sévère" causé à Pékin par cette vente d'armes, qui "va à l'encontre des principes du communiqué commun publié pendant la visite du président américain Barack Obama en Chine en novembre".
Ventes d'armes pour 6,4 milliards de dollars
Le Pentagone a fait état vendredi de la vente à Taïwan de 114 missiles Patriot (2,81 milliards de dollars), de 60 hélicoptères Black Hawk (3,1 milliards), d'équipements de communication pour les chasseurs F-16 taïwanais et de navires chasseurs de mines sous-marines, pour un montant global de 6,4 milliards de dollars.
Les fournitures d'armes à Taïwan par les Etats-Unis provoquent régulièrement la colère de la Chine. Taïwan objecte que 1.500 missiles chinois sont pointés sur son territoire et que le renforcement de l'arsenal chinois ne faiblit pas.
Pékin avait interrompu ses relations militaires avec les Etats-Unis pendant plus d'un an après la précédente livraison d'armes américaines à Taïwan en octobre 2008.
Les Etats-Unis ont reconnu la Chine communiste en 1979, cessant du même coup de reconnaître Taïwan, mais une loi votée par le Congrès américain la même année a autorisé les Etats-Unis à vendre à cette île des armes défensives.
Malgré un net réchauffement des relations sino-taïwanaises, les communistes chinois, qui ont chassé le gouvernement nationaliste du Kuomintang vers Taïwan en 1949, considèrent toujours l'île rebelle comme faisant partie de la Chine et menacent d'y intervenir militairement si elle proclame son indépendance.
Le président taïwanais Ma Ying-jeou, qui revenait d'une visite d'Etat en Amérique centrale, a estimé que les nouvelles ventes d'armes aideraient son pays à davantage développer ses relations avec la Chine.
"Cela rendra Taïwan plus confiant et plus sécurisé, de telle façon que nous pourrons avoir plus d'interactions avec la Chine", a dit M. Ma.
Les relations diplomatiques sino-américaines sont entrées dans une zone de turbulences depuis la dénonciation par le géant américain de l'Internet Google de cyber attaques massives venant de Chine et de la censure dans ce pays, qui ont poussé Washington à demander des explications à Pékin.
De nombreux autres sujets de friction demeurent, qu'il s'agisse du changement climatique, de différends commerciaux et de la valeur du yuan, que les Occidentaux jugent sous-évalué.
La Chine pourrait, en guise de représailles, aller cette fois jusqu'à refuser de soutenir l'adoption de sanctions internationales contre l'Iran, une priorité du gouvernement américain.
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30.01.2010
Hillary Clinton appelle la Chine à accepter des sanctions contre l'Iran
Hillary Clinton a appelé la Chine à rejoindre les autres grandes puissances prêtes à sanctionner l'Iran en raison de son programme nucléaire, invitant Pékin à considérer ses intérêts "à long terme" dans la région du Golfe.
Les propos fermes de la secrétaire d'Etat américaine, prononcés dans l'enceinte de l'Ecole militaire à Paris, signalent l'impatience grandissante de l'administration « Obama » à l'égard d'un processus dans l'impasse depuis des mois.
"Maintenant que nous nous éloignons de la voie du dialogue, qui n'a pas produit les résultats que d'aucuns espéraient, et que nous faisons avancer la piste des pressions et des sanctions, la Chine va être sous très forte pression pour reconnaître l'impact déstabilisateur qu'un Iran doté de l'arme nucléaire aurait dans le Golfe, d'où elle reçoit une part importante de ses fournitures en pétrole", a déclaré Mme Clinton.
La Chine, dont l'Iran est le troisième fournisseur en pétrole, fait partie du groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) chargé de négocier avec le régime de Téhéran, que les grandes puissances soupçonnent de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme nucléaire civil.
Après le refus de l'Iran d'accepter l'enrichissement à l'étranger de son uranium, les Six travaillent à définir de nouvelles sanctions, qui seraient introduites dans une résolution devant le Conseil de sécurité de l'ONU.
La Chine, seule parmi eux, continue de privilégier la voie du dialogue. C'est ce que Yang Jiechi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a encore répété, lors d'un entretien bilatéral en marge de la conférence de Londres sur l'Afghanistan.
Choisissant de s'adresser cette fois publiquement à Pékin, Mme Clinton a plaidé vendredi qu'un Iran doté de l'arme nucléaire risquerait d'embraser la première région de production pétrolière du monde.
"Cela déclenchera une course aux armements", a-t-elle affirmé: "D'autres pays vont juger nécessaire de développer leurs propres programmes d'armement nucléaire. Israël ressentira une menace sur son existence".
"L'argument que nous-mêmes et d'autres présentons à la Chine", a-t-elle poursuivi, "est celui-ci: nous comprenons que pour vous aujourd'hui, il apparaît contre-productif de sanctionner un pays dont vous tirez une telle part des ressources naturelles dont votre économie en croissance a besoin. Mais réfléchissez aux implications à plus long terme".
Ces déclarations confirment que les Etats-Unis espèrent désormais aller le plus vite possible, et profiter de la présidence du Conseil de sécurité par la France en février pour présenter une résolution aux Nations Unies.
Hillary Clinton a évoqué le sujet vendredi matin avec le président français Nicolas Sarkozy, sans doute le membre des Six le plus proche de la position américaine sur l'Iran.
L'Elysée a confirmé que Nicolas Sarkozy avait insisté sur "la nécessité d'avancer, au Conseil de sécurité, vers l'adoption d'une résolution ferme à l'égard de l'Iran.
Mme Clinton avait multiplié les démarches auprès de ses partenaires à Londres, enregistrant au passage l'appui de la Russie.
01:03 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, politique, sarkozy, clinton, économie, economy, finance, news, actualité
22.01.2010
L'hôpital franco-chinois de Yantai
150 ans après la construction d'un Hôtel Dieu à Yantai, le premier hôpital français en Chine, la France réalisera le nouvel hôpital francochinois sur l'emplacement du premier.
Au coeur de cette ville côtière en pleine expansion, le nouvel hôpital situé en bord de mer à l'extrémité d'une corniche, sera d'une écriture résolument contemporaine tout en affichant sa fidélité au passé. Sa façade dorée sérigraphiée réinterprétera l'histoire de l'Hôtel Dieu.
S'inspirant des hôpitaux de Nantes et de Saint Malo avec lesquels l'hôpital de Yantai a noué des partenariats, le nouvel ensemble profitera de toute l'expertise et du savoir faire francais
dans la conception et la prise en charge des malades, l'organisation du service des urgences et des consultations, la gestion des blocs opératoires....
Le nouvel hôpital bénéficiera également des dernières avancées en matière d'économies d'énergie et de protection de l'environnement dans une région confrontée à d'importants chocs thermiques.
Les travaux se dérouleront en deux phases :
- une première tranche de 20 000 m2 concernera l'extension du plateau technique,
du service logistique et la construction d'un bâtiment administratif ;
- la seconde, plus importante (100.000 m2), porte sur la réalisation des services d'urgences, d'imagerie médiale, de réanimation, de consultation ainsi que de lieux d'hébergements.
02:14 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, santé, health, econmie, economy, finance, politique, juridique, news








