29.06.2009
Pierre Cardin en discussions sur un rachat de la marque
La marque du couturier et industriel français Pierre Cardin mène actuellement des négociations pour un éventuel rachat avec un groupe de sociétés, chinoises notamment.
"Il y a des discussions. M. Cardin envisage de vendre la marque en Chine et la marque mondiale", a indiqué à l'AFP !
Le groupe français d'habillement Pierre Cardin serait en discussions avec un fabricant chinois de chaussures qui souhaiterait le racheter. Guangzhou Jiansheng Trading, autrefois chargé du marketing de Pierre Cardin, s'attend à ce que ses discussions avec le groupe français aboutissent d'ici à un mois. Elle offrirait 20 millions d'euros pour faire main basse sur une marque partie dès les années 1970 à la conquête de l'empire du Milieu.
Très populaire en Chine et au Japon, Pierre Cardin y jouit d'une clientèle qu'il a des difficultés à developper en France. Son statut de marque de luxe lui avait échappé lorsqu'il avait tourné le dos à la distribution sélective en faveur de la vente de ses parfums dans les rayons de la grande distribution. Il a aussi été le premier à appliquer le système de licence pour une griffe. Aujourd'hui, 900 licences sont exploitées dans 140 pays.
Son nom reste néanmoins attaché à l'histoire de la haute couture française. L'homme, qui a fait ses débuts chez Dior en 1946, a ouvert sa propre maison de couture en 1950 et présenté sa première collection en 1953.
19:28 Publié dans Le Mot du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, actualité, finance, économie, economy, cardin
26.06.2009
La Chine réfute toute discrimination contre les entreprises étrangères
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a assuré à que son pays, accusé de protectionnisme, ne favoriserait pas les entreprises nationales lors de l'attribution de contrats, a annoncé vendredi le gouvernement.
"Le gouvernement chinois a toujours insisté sur le maintien d'un environnement de concurrence équitable et n'adoptera jamais de politiques discriminatoires contre les compagnies étrangères", a déclaré M. Wen .
La Commission Nationale pour la Réforme et le Développement (planification économique) a récemment prié les autorités locales de donner la priorité aux entreprises chinoises dans les projets liés au plan de relance de l'économie de Pékin, prévoyant des investissements massifs.
"Pour les marchés publics, sauf lorsque le produit ou le service n'est pas disponible dans le pays, ou ne peut être acquis sur des termes commerciaux raisonnables, les produits domestiques doivent être achetés", avait indiqué la Commission dans une directive.
La Chine, qui a adhéré à l'Organisation mondiale du commerce fin 2001, n'en a pas signé l'accord sur les appels d'offres gouvernementaux.
Peu après, la Commission européenne avait annoncé qu'elle allait tenter d'obtenir "des clarifications sur la politique chinoise" en la matière.
Fin mai, la Chambre européenne de Commerce en Chine avait regretté les obstacles empêchant les entreprises étrangères de remporter certains contrats accordés dans le cadre du plan de relance de l'économie chinoise, notamment dans le secteur des énergies renouvelables.
Jusqu'à présent, il semblerait que les étrangers soient hors course dans ce secteur.
Selon un récent article du China Daily, le conglomérat industriel allemand Siemens s'attend néanmoins à remporter pour environ un milliard de commandes dans les technologies vertes, sur un total de 20 milliards de yuans (2,1 milliards d'euros) de commandes en Chine dans les trois ans.
Le gouvernement a annoncé en novembre un plan de relance de l'économie de plus de 4.000 milliards de yuans (420 mds d'euros) sur 2009-2010, dont lui-même ne financera directement que 30% environ et qui prévoit de grands projets d'investissements, notamment dans les infrastructures.
18:30 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, investissement, finance, actualité, économie, economy, concurrence, protectionisme, infrastructure
25.06.2009
La crise, une aubaine pour la Chine
La crise ne modifie pas la nature des évolutions de long terme, mais leur mesure. Ainsi, la montée en puissance de la Chine semble-t-elle s'accélérer depuis quelques mois.
L'Occident et l'Asie développée vont connaître une forte récession en 2009, tandis que l'empire du Milieu résiste admirablement, grâce aux bénéfices d'une économie administrée, soutenue par des injections massives de dépenses publiques. La crise prend ainsi à revers le titre du livre fameux d'Alain Peyrefitte : c'est quand le monde tremble que la Chine s'éveille, et non pas l'inverse.
Premier marché du monde pour l'automobile, la téléphonie, l'aéronautique, la Chine est aussi le plus gros détenteur de réserves financières, le créancier le plus important des Etats-Unis, la puissance militaire qui possède l'armée la plus nombreuse, ou encore le pays qui forme le plus d'ingénieurs. Le chinois est la langue des superlatifs. Après les discours lénifiants sur la "mondialisation heureuse", la vérité commence à se faire jour.
Il n'y a pas si longtemps, les pays développés comptaient sur les produits à forte valeur ajoutée pour compenser les pertes d'emplois du textile et de la sidérurgie, secteurs qu'ils abandonnaient volontiers aux pays pauvres, faute de compétitivité suffisante. Leur stratégie économique était celle de la montée en gamme industrielle, de façon à justifier des salaires élevés et une coûteuse protection sociale. Dix ans plus tard, la Chine fabrique toujours des T-shirts, mais aussi des fusées spatiales, des téléphones mobiles et des voitures. L'immense réserve de main-d'œuvre sous-qualifiée est toujours là, et il y a, en plus, des centaines de milliers d'ingénieurs et des financiers de première qualité : l'hydre chinoise pointe ses innombrables têtes sur tous les marchés en même temps, le phénomène de rattrapage salarial ne jouant qu'à la marge dans un si grand pays.
La réussite de Pékin est d'abord le fruit de trente ans de travail, et celui d'une stratégie de développement ingénieuse. Mais elle résulte aussi d'une certaine naïveté des Occidentaux, qui ont offert l'accès à leurs marché et technologies. "Que gagne-t-on à échanger ?" était le sujet de l'épreuve de philosophie du bac 2009. Les relations commerciales avec la Chine fournissent quelques éléments de réponse contemporains à cette question aussi ancienne que la société des hommes. Le bon sens et l'économie se retrouvent ici : si l'on ne veille pas à l'équité de l'échange, on se retrouve Gros Jean comme devant.
Source LT
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