31.03.2009
Bras de fer sino-italien sur le marché français du livre
Le marché français du livre est actuellement le théâtre d'une farouche bataille entre imprimeurs chinois et italiens, signe de la redistribution actuelle du marché mondial.
Le poids croissant de la Chine dans le monde de l'impression grâce à un rapport qualité-prix difficile à battre est confirmé.
Dans l'industrie graphique, le livre est plus sensible aux phénomènes de délocalisation dans les pays à bas coût car il repose sur un processus de production plus long, surtout pour les ouvrages quatre couleurs.
Entre 2004 et 2007, les importations européennes et françaises de livres ont progressé bien plus vite que les exportations.
La France, troisième marché européen, résiste plutôt bien malgré un déficit des échanges en valeur, mais la Grande-Bretagne, deuxième marché européen du livre derrière l'Allemagne, est bien plus exposée à la concurrence chinoise, tout comme l'Italie, autre grand pays à tradition d'imprimerie et premier exportateur d'ouvrages vers l'Hexagone.
En Europe, les Italiens ont été particulièrement touchés par la concurrence des pays émergents, et en guise de contre- attaque, ils sont devenus plus agressifs pour préserver leurs parts de marché en France.
La grande majorité des titres en vente dans les librairies françaises sont encore imprimés sur place, mais pour les beaux livres et les ouvrages jeunesse, la bataille se joue souvent ailleurs, notamment entre l'Italie et la Chine.
Les importations italiennes de livres en France ont pesé 141 millions d'euros en 2007, d'après les derniers chiffres du SNE (Syndicat national de l'édition), mais elles ont stagné par rapport à 2006. La Chine, elle, ne vient qu'en sixième position, mais sa présence augmente fortement: elle a été multipliée environ par cinq depuis l'an 2000, et ses exportations de livres sur le marché français ont bondi de près de 50% rien qu'en 2007.
BD BELGE ET POP-UP CHINOIS
On assiste progressivement à une redistribution au sein du secteur, avec des dominantes par pays qui semblent répondre à l'un des objectifs des auteurs du Traité de Rome. Ceux-ci désiraient, dans un souci d'efficacité économique, aboutir sur l'ensemble du territoire de la Communauté européenne à une répartition des activités plus rationnelle à leurs yeux, avec à la clé une spécialisation par pays voire par région.
Dans le bras de fer entre Italiens et Chinois sur le marché français, les premiers ont pour atout leur proximité géographique tandis que les seconds parviennent à surmonter leur principal handicap, le temps, par une main d'oeuvre nombreuse - l'imprimerie y emploie pas moins de 3,9 millions de personnes - et bon marché.
La concurrence de la Chine est donc maximale sur les livres nécessitant de nombreuses manipulations - comme les ouvrages jeunesse présentant des animations "pop-up" et autres découpages - et sur les beaux livres grand format dont la sortie peut être programmée plus longtemps à l'avance, à l'occasion par exemple des fêtes de fin d'année.
Il y a bel et bien une redistribution des cartes entre l'Europe et l'Asie. En ce qui concerne les ouvrages exigeant un travail manuel de collage et de façonnage, il est presque obligatoire d'aller en Asie.
En revanche, il faut savoir que si l'on imprime là-bas, il y aura trois mois incompressibles avant de disposer de son ouvrage.
La France conserve donc une carte à jouer dans le "quick selling", même quand il s'agit de beaux ouvrages. Les livres qu'il faut réaliser et vendre rapidement, ceux rattachés à un événement sportif ou à un document d'actualité, sont et resteront imprimés en France.
Le leader français CPI, né en 1998 de la fusion de plusieurs imprimeries, joue déjà la carte de la flexibilité et de l'impression à la demande. Grâce aux machines Cameron, il ne faut que 45 secondes entre la bobine de papier et la sortie du livre sur une palette, un atout lorsqu'il faut imprimer le Goncourt qui doit être livré le lendemain du choix du jury.
Les deuxième et troisième exportateurs d'ouvrages vers l'Hexagone sont, comme l'Italie, des pays voisins: la Belgique reste par excellence le bastion de la bande dessinée et la Grande-Bretagne demeure incontournable dans les livres en VO anglaise, comme l'a rappelé le phénomène Harry Potter.
Mais le nouvel équilibre qui se dessine pourrait être ébranlé par les ambitions de Pékin. La Chine veut devenir à l'horizon 2015 un pôle d'impression incontournable sur l'échiquier mondial, et pas seulement pour les livres.
19:44 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie, economy, livres, imprimeries, imprimeurs
Le Tibet rouvert aux touristes étrangers
La Chine va rouvrir le Tibet aux touristes étrangers après avoir fermé cette région en mars pour la période sensible du cinquantième anniversaire de la rébellion contre la présence chinoise, a-t-on appris lundi auprès du gouvernement régional.
"Le Tibet sera ouvert aux touristes étrangers à partir du 5 avril", a déclaré à l'AFP un responsable de l'Administration tibétaine du tourisme, qui a refusé d'être nommé.
Cependant une employée d'une agence de voyage de Chengdu, au Sichuan (sud-ouest), d'où partent de nombreux groupes pour le Tibet, a dit que les étrangers ne pourraient y revenir qu'à partir du 28 avril.
Les autorités ont renforcé en mars la sécurité au Tibet et dans les zones environnantes un an après des émeutes, qui, selon Pékin, avaient fait 21 morts, dûs aux manifestants, et quelque 200 selon le gouvernement tibétain en exil.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a toujours nié cette fermeture du Tibet aux touristes étrangers, malgré les affirmations des voyagistes.
Cependant, dimanche soir, une dépêche de l'agence officielle Chine Nouvelle a cité le responsable de l'administration tibétaine du tourisme, Bachug, expliquant que la réception des touristes avait été "suspendue en mars pour leur sécurité".
"Le Tibet est harmonieux et stable maintenant. Les agences de voyage et les hôtels sont prêts à les accueillir", a-t-il dit.
La région reste toutefois toujours interdite à la presse étrangère.
Les autorités chinoises ont célébré samedi la première journée de "l'Emancipation des serfs" destinée désormais à marquer, le 28 mars chaque année, le 50e anniversaire de l'échec du soulèvement antichinois au Tibet.
La Chine soutient que son intervention dans la région himalayenne a permis de mettre fin à un régime théocratique qui maintenait en servage l'immense majorité de la population.
Le chef spirituel des Tibétains, le dalaï lama, en exil en Inde depuis 50 ans, dénonce, lui, l'oppression politique et religieuse, affirmant que le peuple tibétain a vécu un "enfer sur Terre".
16:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, tibet, économie, economy, chengdu, sichuan
Vous avez dit les "droits de l'homme"
Je tiens à prévenir que le lien comporte des scènes suceptibles d'heurter les âmes sensibles.Chine : ces zoos qui sacrifient des animaux pour le spectacle
Pour satisfaire des visiteurs avides de sensations fortes, certains zoos chinois offrent en pâture aux lions et aux tigres des animaux vivants.
Par ce lien vous aurez accès à un document vidéo, qui démontre encore les risques auxquels l'entrepreneur s'expose s'il n'est pas préparé dans la négociation d'un investissement en Chine.
http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafJPn2.html
Pour tous renseignements / conseils n'hesitez pas à contacter "Businessinchina".
13:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie
Le Pavillon de la France à Shanghai fait le pari de la "ville sensuelle"

Le 17 mars 2009, à 409 jours de l'ouverture de l'Exposition universelle de Shanghai (Chine), l'architecte Jacques Ferrier a présenté à Paris les aménagements intérieurs du Pavillon de la France, dont il est l'auteur, articulés autour du thème générique de la "ville sensuelle".
Jacques Ferrier a été retenu pour la construction du Pavillon France. Premier pays à avoir répondu favorablement à l’invitation de la Chine, la France bénéficie d’un emplacement exceptionnel, au bord du fleuve, de 6000 m² en zone C (zone des pavillons des pays européens).
« Better City, Better Life" Life" ("meilleure ville, meilleure vie")... Tel est l'intitulé retenu pour la prochaine Exposition universelle qui se déroulera du 1er mai au 31 octobre 2010 à Shanghai, en Chine. "Sur ce thème, que peut apporter la France?", s'interrogeait l'architecte Jacques Ferrier, auteur du Pavillon de la France, en présentant ce 17 mars la scénographie des lieux. "Avant tout, le plaisir et le désir de vivre en ville, répond-il. La ville sensuelle est, à cet égard, un thème particulièrement important. Si la technique dominait nos vies au siècle dernier, l'enjeu est aujourd'hui de replacer l'homme au centre de la ville grâce à ses cinq sens auxquels les Chinois rajoutent un sixième : le mouvement." Tous seront sollicités dans le Pavillon en cours de construction depuis novembre 2008. "La ville sensuelle est une façon de parler du futur souhaitable pour les grandes métropoles mondiales, souligne Jacques Ferrier. Un futur où l'homme urbain est l'objet de toutes les attentions de l'univers technique. Une vision qui dépasse la seule perspective du développement durable."
Béton de fibres et jardin à la française
Le Pavillon de la France se présentera sous la forme d'un quadrilatère de 6000 m2 enserré d'une fine résille minérale, posé en suspens au-dessus d'un plan d'eau. La scénographie visera à illustrer l'équilibre entre technicité et sensualité, création et permanence, ville et territoire. Trois thèmes seront privilégiés : le jardin à la française, déployé à la verticale au coeur du Pavillon comme un théâtre de verdure; l'eau, élément poétique du jardin et enjeu politique mondial; l'innovation technique, au travers de la résille de béton de fibres et d'acier qui enveloppera l'édifice. Une grande fresque vidéo, diverses installations multi-sensorielles et plusieurs chefs-d'oeuvre de l'art français prêtés par le musée d'Orsay, complèteront le dispositif. Quelques cent millions de visiteurs sont attendus à Shanghai, dont dix millions pour le seul Pavillon de la France (soit environ 6000 visiteurs par heure). Enfin, "à la demande de Nicolas Sarkozy, le Pavillon de la France ne sera pas démoli à l'issue de l'exposition", a assuré José Frèches, président de la Compagnie française pour l'exposition de Shanghai 2010 (Cofres).
Budget global : 50 millions d'euros.
07:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, shanghai, exposition
Avis de Recherche
UNE DE MES FIDELES LECTRICES LANCE UN AVIS DE RECHERCHE.
Ceci serait la graine d'un légume chinois. Certes rapportée du Myanmar.
Alors jetez vous sur vos encyclopédies, éphémérides, albums photos, documents de routes, notes de voyages, ...
Mais il faut sauver le soldat Bryan.
A vous toutes et tous, Merci, et
A bientôt, sur Businessinchina
01:59 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie, culture, botanique
Au Cambodge, le procès du Khmer rouge "Douch"

Le procès contre Douch, le responsable du centre de torture S-21 où périrent 14 000 personnes entre 1975 et 1979, entre ce lundi dans le vif du sujet. Converti au christianisme, cet ancien responsable Khmer rouge est accusé de crimes contre l'humanité.
Le procès du Khmer rouge qui dirigea le centre de tortures S-21, Douch, s'est ouvert ce lundi dans les faubourgs de Phnom Penh. Il est accusé de crimes contre l'humanité commis dans ce centre où périrent 14 000 "ennemis" du régime khmer durant la période 1975-1979.
Il s'agit du premier procès impliquant un ancien cadre du régime maoïste de Pol Pot depuis sa chute voici 30 ans, à la suite de l'invasion vietnamienne du Cambodge.
1,7 million de Cambodgiens exécutés
Le procès de Douch, qui avait officiellement commencé à la mi-février par les audiences inaugurales, devait ainsi entrer dans le vif du sujet après des années de report et de procédures, devant un tribunal conjoint du Cambodge et des Nations unies.
"Je n'aurais jamais pensé que ce jour-là viendrait", a déclaré Svay Simon, qui a 64 ans et, en tant qu'ancienne victime des Khmers rouges, a, comme des centaines d'autres, tenu à assister au procès dans le tribunal, spécialement construit pour juger Douch, dans les environs de la capitale.
Ce procès, même s'il débute longtemps après la fin du génocide, marque un tournant pour le Cambodge, où pratiquement chaque famille a perdu quelqu'un sous les Khmers rouges.
Au total, on estime à 1,7 million le nombre de Cambodgiens exécutés, décédés sous la torture ou morts de faim, de maladie ou d'épuisement sous le gouvernement khmer rouge.
"Les Cambodgiens vont enfin voir l'un des dirigeants les plus connus du régime khmer rouge traduit devant la justice. Mais nombre d'autres devraient être jugés, afin que la justice passe pour les millions de victimes de ces crimes horribles", estime Brittis Edman, chercheur cambodgien auprès d'Amnesty International.
Aujourd'hui âgé de 66 ans, Douch, ancien instituteur dont la véritable identité est Kaing Guek Eav, est accusé de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre, de torture et d'homicide.
Au total, cinq anciens responsables du régime khmer rouge, aujourd'hui âgés, doivent passer en procès devant ce tribunal. Douch devrait être un témoin clé dans les procès à venir de Nuon Chea, dit "Frère numéro deux", de l'ancien président khmer rouge Khieu Samphan, de l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary et de l'épouse de ce dernier.
Ces quatre derniers nient avoir eu connaissance des atrocités commises par les Khmers rouges, dont la révolution agraire avait chassé les habitants des villes pour les reléguer dans les campagnes.
La peine capitale ayant été abolie au Cambodge, les cinq anciens dirigeants risquent au maximum la réclusion à perpétuité s'ils sont reconnus coupables par les cinq juges cambodgiens et internationaux qui siègent au sein des "Chambres extraordinaires des tribunaux du Cambodge" (CETC).
Le verdict est attendu normalement pour septembre.
D'aucuns estiment que l'intégrité de ce tribunal est d'ores et déjà mise à mal par les accusations de corruption et d'ingérence politique qui le visent.
Douch, aujourd'hui converti au christianisme - l'Eglise évangélique, dont il est devenu un "born again" - , a exprimé des remords en février et demandé pardon aux victimes. Il a reconnu avoir commis de multiples crimes lorsqu'il dirigeait le centre d'interrogatoire S21.
La plupart des victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, ont été torturées et contraintes d'avouer toute une série de méfaits, en particulier d'être des espions de la CIA, avant d'être battues à mort dans un champ à la périphérie de la capitale cambodgienne.
"Les mains de Douch sont maculées de sang. Il est temps pour lui de payer pour ce qu'il a fait", a dit Norg Chan Phal, rescapé du S21 quand il était enfant, aujourd'hui âgé de 39 ans.
Internée elle aussi, sa mère a été tuée quelques mois avant l'intervention des troupes vietnamiennes qui ont renversé le régime en 1979.
En 1998, le décès de Pol Pot, dans le dernier bastion khmer rouge d'Along Veng, près de la frontière thaïlandaise, a marqué le début d'une décennie d'apaisement et de stabilité pour le Cambodge.
01:34 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, cambodge, khmer, phnom penh
30.03.2009
L'iPhone a fait son apparition sur le site web de China Unicom
Les caractéristiques techniques et des photos de l'iPhone sont apparues sur le site de l'opérateur mobile chinois, China Unicom.
L'iPhone est officiellement présent Chine. Le téléphone d'Apple et ses caractéristiques techniques s'affichent en effet sur le site Web de la filiale à Shangaï de l'opérateur mobile chinois China Unicom. Il n'est cependant pas encore précisé si le terminal sera ou non commercialisé en Chine par l'opérateur. L'iPhone n'est d'ailleurs pas seul sur le site, puisque le HTC Dream sous Android y figure aussi en bonne place, sous l'appellation G1.
Après un échec dans ses négociations l’an passé avec China Mobile, Apple s’est à présent rapproché de China Unicom pour tenter de commercialiser l’iPhone en Chine. Au risque de se confronter avec ses innombrables clones.
Une marée de clones performants
En Chine, Apple se confronte à deux soucis majeurs. D'une part, la prolifération de copies chinoises de l'iPhone, comme le Hi-Phone, sans oublier les populaires SciPhone i68, GiPhone F5, ePhone M8, DESAY M888, Cect P168, Meizu M8, ou encore le CECT-A380i. D'autre part, les utilisateurs locaux sont pas astreints à signer d'engagement contraignant à long terme pour bénéficier de ces téléphones.
Ajoutons à cela la politique chinoise, au minimum ambiguë, à l'égard de la copie logicielle, et on voit mal comment le fabricant américain pourrait porter en justice, la moindre affaire de contrefaçon devant un tribunal local. Même si un véritable accord commercial entre Apple et China Unicom voit le jour, l'iPhone devra livrer une véritable guerre à ces clones.
Un porte-parole de China Unicom a justifié cette apparition sur le site de sa filiale, en indiquant qu'il n'était pas rare qu'une de ses filiales agisse indépendamment de sa maison mère.
Implantation en Chine ?
L'information, rapportée par le site anglais Mac World, fait suite au rapprochement récent d'Apple avec les opérateurs chinois pour y implanter son téléphone. De même, voici un mois, le cabinet de conseils Ovum aurait suggéré à Apple de changer le choix de son opérateur en Chine, privilégiant China Unicom à China Mobile.
L'intérêt pour Apple est évident : là où China Mobile pousse les standards chinois TD-SCDMA (Time Division-Synchronous Code Division Multiple Access) pour son réseau 3G, China Unicom privilégie les réseaux de type WCDMA (Wideband Code Division Multiple Access Evaluation), compatibles avec lesquels l'iPhone est nativement compatible.
Des estimations évaluent à 20% le nombre de téléphones mobiles chinois (sur 415 millions d'utilisateurs actuels) qui se connecteront à un réseau 3G dans les trois prochaines années. Au surplus, China Unicom comptait, au mois d'août 2008, quelque 125 millions de clients.
22:19 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, apple, iphone, économie, economy, finance
La Société Générale soigne la retraite de Daniel Bouton
COMMENT LA FRANCE PEUT SURPASSER LA CHINE !!!
Le gouvernement publie un décret pour encadrer a minima les rémunérations des dirigeants. Mais rien sur les retraites qui, dans le cas de la Société Générale, atteignent des sommes stratosphériques: environ un million d'euros annuels pour Daniel Bouton. Le débat sur l'argent des patrons ne fait que commencer.Après l'affaire des stock-options, celle des retraites? La Société Générale pourrait bien se retrouver de nouveau sous les feux des projecteurs très prochainement. Son "document de référence 2009", déposé auprès de l'AMF le 4 mars dernier, et disponible en ligne, comme l'a souligné, le premier, Guy Birenbaum, fait en effet apparaître des rémunérations en apparence astronomiques... Quelque 32,93 millions d'euros, provisionnés pour les pensions des six mandataire sociaux de la banque: Daniel Bouton, Frédéric Oudéa, Séverin Cabannes, Didier Alix et les deux administrateurs indépendants.
La Société Générale ne fournit pas le détail, mais cela représente, en moyenne, 5,5 millions pour chacun d'entre eux... "La somme ne sera pas déboursée en une fois, se justifie-t-on au siège de la banque. Il ne s'agit pas d'un chèque qu'on leur verse. Ce montant sera étalé tout au long de leur retraite, et peut faire l'objet d'une reversion s'ils décèdent avant leur conjoint".
La banque a pris pour hypothèse le versement d'une pension pendant vingt-trois ans, ce qui permet de calculer leur montant moyen, pour chacun des six mandataires sociaux de la SocGén: quelque 240 000 euros par an - même si, en réalité, il y aura sans doute des disparités.
C'est tout de suite plus raisonnable... du moins en regard des salaires en vigueur. Daniel Bouton a empoché 1,25 million d'euros de salaire fixe en 2007, 700 000 euros en 2008.
Le président de la Société Générale va-t-il devoir accepter une baisse de son train de vie, une fois sonnée l'heure de la retraite? Pas si sûr... Car ces 240 000 euros - plus ou moins, il s'agit d'une moyenne, encore une fois - ne constituent qu'une partie de la pension qu'il percevra. Le reste est bien plus élevé.
Daniel Bouton n'est plus salarié de l'entreprise depuis le 12 mai 2008, date à laquelle il a abandonné le poste de directeur général à Frédéric Oudéa, pour ne conserver que celui de président du conseil d'administration. Mais avant cette date, il était salarié de la SocGén et, même si son contrat de travail était suspendu depuis qu'il avait été nommé PDG, la banque continuait à cotiser pour sa retraite.
Il a ainsi obtenu le droit de conserver, après son mandat, le bénéfice du régime surcomplémentaire de retraite qui lui était applicable en tant que salarié. Selon le rapport annuel 2008, il a accumulé des droits de pension qui représentent 58,2% du fixe versé cette année là. Ce qui lui fait une retraite de base de 727 500 euros annuels, qui lui sera versée dès qu'il fera valoir ses droits auprès de la Sécurité sociale. Et qui viendra s'ajouter aux 240 000 euros théoriques évoqués plus haut. Au total, la retraite de Daniel Bouton pourrait donc approcher, voire dépasser un million d'euros.
22:13 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie, economy, finance
103 pays sur écoute par un réseau d'espions en Chine
Selon le New York Times, des chercheurs canadiens de l'institut MonkCenter for International Studies affirment avoir découvert un gigantesque réseau d'espionnage informatique chinois au travers duquel plus de 1200 ordinateurs auraient été infiltrés dans 103 pays différents.
Ce sont les bureaux du cabinet du Dalai Lama qui auraient sonné l'alerte et demandé aux experts d'analyser un logiciel malveillant découvert au sein de plusieurs machines. L'infection aurait été confirmée par les spécialistes Greg Walton et M. Nagaraja. En tout, l'opération aurait permis d'infiltrer 1295 ordinateurs à travers le monde dont plusieurs d'entre eux appartiendraient à des ambassades, des ministères des affaires étrangères ou des cabinets gouvernementaux. Notons par ailleurs la mise sous surveillance de plusieurs bureaux d'immigration tibétains en Inde, à Bruxelles, à Londres et à New York. D'après les chercheurs canadiens, cette infrastructure de cyber espionnage focaliserait aussi ses activités sur les pays d'Asie du Sud et du Sud Est.
Selon le rapport des chercheurs, intitulé Tracking ‘GhostNet': Investigating a Cyber Espionage Network, si plusieurs gouvernements font usage de programmes informatiques afin de recueillir quelques informations confidentielles, ce réseau serait de loin le plus gros jamais découvert affectant le plus grand nombre de pays. En France, l'ambassade de Roumanie aurait d'ailleurs été mise sur écoute.
Nombre d'ordinateurs infectés dans chaque pays - En France : 15 machines.
Le ver en question, qui continue de se propager à raison de douze nouvelles machines par semaine, serait capable de mettre en marche la caméra et les microphones de l'ordinateur infecté. Il a été possible de mettre à nu les commandes écrites déterminant les actions du programme malveillant ainsi que les noms des fichiers qui devaient être retournés vers les espions. Dans leurs travaux pour le centre informatique tibétain, les experts en ont ausi déduit que les intrus avaient pris le contrôle du serveur de courrier électronique du Dalai Lama.
Pourtant, l'un des porte-paroles du consulat de Chine à New York affirme : « ce sont de vieilles histoires sans aucun sens, le gouvernement chinois est strictement opposé aux cybercrimes ».
De retour à Toronto, l'expert Greg Walton aurait partagé ses recherches avec Nart Villeneuve, connu pour avoir révélé le système d'écoute des conversations des utilisateurs de Skype en Chine. C'est ce dernier qui aurait découvert l'ampleur de l'infrastructure d'espionnage au début du mois. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les experts auraient alerté plusieurs agences internationales et ne souhaitent pas s'avancer sur une éventuelle participation directe du gouvernement chinois dans ces opérations. « A ce sujet, nous restons plus prudents », déclare Ronald J. Deibert, l'un des chercheurs, avant d'ajouter : « il se pourrait très bien qu'il s'agisse de la CIA ou des Russes. C'est un territoire très obscur que nous avons découvert ».
13:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie, economy, media, espionnage, virus
La Chine se dit prête à étendre son plan de soutien économique
La Chine se dit prête à augmenter son plan gigantesque de soutien à son économie, si la situation le justifie
Le plan de soutien à l'économie de 586 milliards de dollars (460 milliards d'euros) annoncé le 11 novembre dernier devait être "la plus grande contribution de la Chine à l'économie mondiale" avait déclaré le premier ministre chinois Wen Jiabao, en espérant que les dépenses publiques de construction et d'autres projets aideraient à maintenir la croissance mondiale en générant des achats de machines importées et de matières premières.
11:41 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, business, économie, economy








