22.07.2009

Grippe A : La France mobilise les Médecins Libéraux

 

Le gouvernement français a monté d'un cran supplémentaire son dispositif de lutte contre la nouvelle grippe A/H1N1, annonçant la commande ferme de 94 millions de doses de vaccins et la mobilisation des médecins libéraux à partir du 23 juillet.

photo_1247679822737-1-1.jpg"La situation est très encadrée parce que nous sommes totalement mobilisés", a déclaré le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de la Cellule Interministérielle de Crise (CIC). Il a souligné la volonté du gouvernement d'anticiper la rentrée.

La France a dépassé le cap des 600 cas identifiés de la nouvelle grippe A/H1N1 depuis le début de l'épidémie, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).

La France avait négocié la commande ferme de 94 millions de doses de vaccins contre la nouvelle grippe auprès de trois laboratoires : Sanofi-Pasteur, GlaxoSmithKline (GSK) et Novartis. Des contacts sont en cours avec la Société Baxter.

Ces contrats, qui représentent 1 milliard d'euros, comportent une pré-réservation pour 36 autres millions de doses.

Par ailleurs, à compter du 23 juillet, le dispositif de prise en charge de la nouvelle grippe va mobiliser les médecins libéraux.

La CIC a décidé de confirmer la prise en charge des malades par le secteur ambulatoire c'est-à-dire par la médecine libérale. C'est une des mesures qui étaient prévues dans le plan de lutte contre la pandémie grippale", a indiqué Brice Hortefeux.

photo_1247683545362-1-1.jpgMobilisation Générale

  1. Les médecins généralistes seront au centre du dispositif.
  2. Le SAMU-centre 15  est destiné à prendre en charge les cas graves et les enfants de moins d'un an
  3. Les pharmacies délivreront sur prescriptions médicales des masques anti-projections gratuitement. Elles délivreront également les médicaments antiviraux (type Tamiflu), toujours sur prescription médicale, et qui seront remboursés par l'Assurance maladie.
  4. Concernant la stratégie vaccinale, le gouvernement défini les populations "particulièrement exposées", comme les personnels de santé, de secours et sécurité, mais également  les "personnes à risques", comme les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d'une affection de longue durée, les femmes enceintes, les enfants de moins de un an -sachant que le vaccin aurait une autorisation de mise sur le marché à partir de 3 ans-, et les jeunes de moins de 18 ans.

 

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