11.08.2009

PME ET GRIPPE A : ANTICIPER LE RISQUE D'ABSENTEISME

  

IMAGE_2009_07_30_575413_380x214.jpgEn cas d'épidémie liée au virus grippal de type A/H1N1 à la rentrée, le virus A/H1N1 pourrait toucher une personne sur trois, les pouvoirs publics craignent un taux d'absentéisme de 40% dans les entreprises, donc la nécessité de se doter au plus vite d'un plan de continuité d'activité (PCA). 

 

 

 

Mise en place d'un plan de continuité d'activité, actualisation du document unique et du règlement intérieur... Risque de pandémie grippale oblige, les employeurs, tenu, d'une obligation de sécurité de résultat, doivent agir sans tarder.

 

 

 

Quelles mesures faut-il prendre aujourd'hui pour faire face au risque de pandémie grippale ?

 

>>>  Vous pouvez déjà visualiser cette video :

http://rss.omegatv.tv/services/player/bcpid3924318001?bct...

 

  

Les entreprises, déjà affaiblies par la crise économique, doivent anticiper, et mettre en place dès à présent un plan de continuité d'activité (PCA). L'objectif : être en mesure de maintenir l'activité, afin d'en limiter le ralentissement et l'impact financier.

Les entreprises doivent pouvoir répondre aux questions que peuvent soulever les piliers d'un PCA. Tout d'abord identifier les secteurs (services, fonctions) sur lesquels choisir, en cas d'absentéisme important, de centrer l'activité. Mais aussi de désigner les postes clés dans l'entreprise. Par exemple, l'employeur pourra prévoir de former des remplaçants afin, le cas échéant, de suppléer à l'absence des salariés concernés.

L'entreprise doit aussi se pencher sur la question de ses ressources en matériels : combien de temps peut-elle tenir sur ses stocks ? Comment s'organiser si ses fournisseurs ne livrent plus ? Dernier paramètre : la gestion du contexte infectieux dans l'entreprise (mesures d'hygiène, communication auprès des salariés...). Le risque s'accroît bien entendu en cas de contact des salariés avec le public, ou de déplacement à l'extérieur de l'entreprise.

 

Il s'agit de mener une phase de diagnostic, afin d'anticiper l'absentéisme et d'identifier certains paramètres, dont les besoins humains: Par exemple les personnes habilitées à remplacer, le cas échéant, le chef d'entreprise, les salariés mobiles, ceux éventuellement concernés par le télétravail. Il convient, ensuite, de prévoir un certain nombre de mesures comme l'aménagement de la durée du travail ou des postes de travail.

IMAGE_2009_08_07_576111_380x214.jpgDans le cadre de son obligation de sécurité de résultat, quelles autres mesures l'employeur doit-il prendre ?

L'employeur est tenu d'une obligation générale de sécurité à l'égard de ses salariés. Mais s'agissant de la pandémie grippale, risque environnemental, il est évoqué une seule obligation de moyens. Je conseillerais toutefois aux entreprises de raisonner à l'aune de l'obligation de résultat.

Quant aux autres mesures à prendre : l'employeur sera tout d'abord impardonnable, en cas de problèmes, d'avoir omis de mettre à jour le document unique d'évaluation des risques de l'entreprise -par exemple en y annexant un volet « Pandémie ». L'idée : identifier le risque de contamination poste par poste, et prévoir les mesures adéquates. En association avec le médecin du travail, il s'agira de déterminer l'aptitude des salariés au port des équipements de protection (masques...), puis de prévoir à leur attention des formations aux règles d'hygiène et de sécurité renforcées.

Autre mesure à prendre : actualiser le chapitre « Hygiène et sécurité » du règlement intérieur, en y faisant figurer les nouvelles mesures à mettre en place dans l'entreprise. Et ce en lien également avec le médecin du travail, le CHSCT et les représentants du personnel.

Enfin, la circulaire recommande, quant au suivi général du risque dans l'entreprise, de solliciter au maximum les services du médecin du travail. Parmi les pistes évoquées : la tenue d'une visite médicale indépendante de la visite périodique.

En cas d'épidémie, dans quelle mesure les salariés pourront-ils exercer leur droit de retrait ?

Un salarié peut en effet se retirer d'une situation de travail s'il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Mais son utilisation, en cas de pandémie grippale, devrait rester exceptionnelle. Pour exercer son droit de retrait, le salarié doit en effet avoir un motif raisonnable de craindre pour sa vie ou sa santé. Aussi ne peut-on imaginer une telle d'hypothèse qu'en cas de contamination dans l'entreprise et qu'à défaut, pour l'employeur, d'avoir pris toutes les mesures de prévention nécessaires.

En tout état de cause, l'utilisation préalable du droit d'alerte - signaler à l'employeur l'imminence d'un danger menaçant gravement la sécurité des travailleurs - me semble plus raisonnable.

Que se passerait-il en cas de contamination d'un salarié dans l'entreprise ?

Si l'employeur n'a pas pris toutes les mesures de nature à protéger les travailleurs contre le risque de contamination, il pourrait voir sa responsabilité engagée pour faute inexcusable. On peut par ailleurs imaginer qu'un salarié contaminé dans l'entreprise puisse demander à la CPAM la prise en charge de son affection au titre de législation sur les risques professionnels.

 

Quelle est la différence entre les grandes entreprises et les PME en matière de gestion du risque ?

 

Chez les grands groupes, la culture de gestion du risque est beaucoup plus développée. Aussi la plupart d'entre eux possèdent-ils déjà un PCA pour faire face à d'autres risques : incendie, panne informatique, mouvement social... Ce plan a été mis en œuvre à l'époque des menaces liées à la grippe aviaire. Ce fut notamment le cas des grandes entreprises à dimension internationale, confrontées à des déplacements de salariés à l'étranger. Intégrer aujourd'hui un nouveau scénario de risque ne devrait donc pas leur poser de problèmes. Du côté des PME en revanche, la tâche s'annonce plus lourde. En effet, celles-ci ont été peu nombreuses, à l'époque du risque lié à la grippe aviaire, à se doter d'un PCA.

 

Revivra t-on une épidémie comme celle de la Grippe A. ?

 

Vous avez peut-être entendu vos parents ou vos grands-parents en parler, comme ils parlaient de la bataille de Verdun, par exemple. Et pour cause : l'épidémie de grippe espagnole a fait pas moins de 30 millions de morts, soit plus que toute la guerre de 1914-1918. En quelques semaines, cette souche particulièrement virulente de la grippe, le virus H1N1, a contaminé toute la planète. Une grippe qui n'a finalement pas grand-chose d'espagnole. Elle fut surnommée ainsi parce que les médias espagnols n'étaient pas censurés et parlaient donc librement de l'épidémie, alors que les journaux français se censuraient, afin de ne pas indiquer à l'ennemi allemand l'ampleur des pertes humaines. La pandémie ne s'éteindra qu'en 1919, après avoir fait les ravages qu'on connaît : 1 milliard de malades, environ 30 millions de morts (chiffres de l'Institut Pasteur).

 

decembre-1918-policiers-a-seattle-portant-masques-croix-rouge-se-proteger-gr-338861.jpgC'est quoi la grippe de 1918 ?

 

Si le virus de 1918 a fait autant de ravages, c'est qu'il réunissait les deux conditions pour devenir pandémique : il était à la fois très contagieux et virulent. Les premiers symptômes sont des classiques de la grippe : forte fièvre, courbatures, affaiblissement général. Mais dans le cas du virus de 1918, les défenses immunitaires du malade sont considérablement affaiblies, laissant le champ libre aux différentes complications de la grippe. C'est de ces complications, bronchiques notamment, que mouraient les malades.

 

Quels remèdes contre la grippe ?

 

Aujourd'hui encore, le seul remède contre la grippe en elle-même demeure le repos et le traitement éventuel des symptômes (antidouleurs, etc.). La grippe disparaît généralement d'elle-même, laissant un malade affaibli mais qui recouvre rapidement toutes ses facultés. Ceci dit, des complications peuvent survenir, généralement chez les patients fragiles (personnes âgées, malades, nourrissons, personnes ayant des défenses immunitaires basses). C'est pourquoi les autorités sanitaires recommandent à toute une catégorie de population de se faire vacciner contre la grippe à l'automne. Si ce vaccin n'est pas efficace à 100 %, il permet toutefois de ne souffrir que de symptômes atténués de cette infection.

 

La grippe espagnole aujourd'hui

 

Si le virus de 1918 ne sévit plus, les autorités sanitaires redoutent toujours l'explosion d'une souche aussi virulente du virus, qui se disséminerait encore plus rapidement aujourd'hui, au vu des échanges planétaires tellement plus fréquents qu'au début du XXe.

 

Le fameux H1N1, crée déjà quelques frayeurs... 

Ce travail doit être mené en collaboration avec les institutions représentatives du personnel (comité d'entreprise ou délégués du personnel et CHSCT).

Il ne faut pas hésiter, dans le cadre de la construction du PCA, à envisager les scenarii les plus graves, afin de ne pas être pris au dépourvu. Ainsi, il est conseillé de prendre en compte à la fois le risque d'un taux d'absentéisme de 25% sur 12 semaines, et celui d'un taux de 40% sur deux semaines au cours du pic pandémique.

09.06.2009

Le nouvel iPhone sera deux fois plus rapide

ce97a128-5469-11de-a619-9bd384adb8b6.jpgApple a levé le voile sur l'iPhone 3GS, lors de la conférence annuelle des développeurs de la firme à San Francisco.

Après l'iPhone et l'iPhone 3G, Apple vient de dévoiler l'iPhone 3GS. Avec un «S comme speed», le nouveau téléphone de la firme à la pomme sera deux fois plus rapide, a annoncé Phil Schiller, le directeur du marketing du géant informatique, lors de la conférence annuelle des développeurs d'Apple à San Francisco, l'occasion pour le groupe de présenter ses nouveaux produits. «C'est l'iPhone le plus puissant que nous ayons jamais fait», a déclaré Phil Schiller, assurant que «ce qu'il y a à l'intérieur est entièrement nouveau».

Disponible le 19 juin aux Etats-Unis, au Canada et dans plusieurs pays européens dont la France, pour ses versions 16 et 32Go, le nouveau smartphone intégrera une caméra de 3 mégapixels ainsi qu'une technologie de commande vocale. Schiller a indiqué que l'iPhone 3GS coûtera 199 dollars pour sa version 16Go, et 299 dollars pour celle de 32Go.

Le groupe dont le patron charismatique Steve Jobs est toujours en congé maladie, va également diviser par deux le prix de l'actuel iPhone 3G. L'appareil, qui a connu un succès planétaire, sera vendu au prix de 99 dollars.

 

24.02.2009

37% du chiffre d'affaires français passés à l'étranger en 2008

28% du marché informatique français ont été acquis par des entreprises nord-américaines en 2008. Au total, le nombre de fusions-acquisitions dans l'Hexagone diminue de près de 25% par rapport à 2007.

5077_957233.pngEn 2008, le rachat du français Ilog par l'américain IBM représente une part importante de la fuite des 28% de chiffre d'affaires du secteur informatique français vers des capitaux nord-américains.

En 2007, c'est presque 50% de ce même chiffre d'affaires qui était passé en allemagne suite au rachat de Business Object par SAP.


78% des opérations restent franco-françaises5076_945118.png
Si les capitaux quittent la France pour une certaine part, le nombre des opérations franco-françaises reste lui important, avec 78% des fusions acquisitions réalisées en 2008 entre des entreprises nationales.



104 opérations de fusion-acquisition en 2008
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Au total 104 opérations de fusion-acquisition des entreprises de plus de 500 000 euros de chiffre d'affaires annuel ont eu lieu en 2008, soit une baisse de 25% par rapport à 2007.

Mais sur une période de dix ans, il est clair que l'année 2008 s'établit au dessus de la moyenne, qui est de 90.




1,3 milliard d'euros de transactions
5071_671136.pngLe montant global des transactions est lui aussi dans la moyenne des années précédentes sur une période de dix ans. On est loin des 3,7 milliards d'euros de 2003, prériode de consolidation très faste du secteur.








Equilibre entre SSI et éditeurs
La répartition des opérations entre SSII et éditeurs montre après des années 2005 et 2006 en nette faveur des premiers un retour à l'équilibre depuis deux ans en termes de volume financier.

5073_875359.png2007 reste une année exceptionelle du fait de l'opération Business Object. Cette acquisition masque en effet une progression des opérations courantes de 20% en 2008 par rapport à 2007.



Emplois IT 2009 : l'arbre du recrutement cache-t-il une forêt de licenciements ? Selon l'Apec, la croissance du nombre de recrutements dans le secteur IT devrait grimper a minima de 6% en 2009. Une estimation optimiste au regard du contexte actuel.

Fidèle à la tradition de la nouvelle année, l'Apec publie les résultats de sa dernière étude bilan de l'emploi des cadres en France et divulgue dans le même temps ses prévisions de recrutements pour l'année en cours. Ces dernières s'appuyant sur la base d'une baisse de 2% du PIB européen estimée par la Commission européenne en 2009.

Au regard des chiffres communiqués, l'année qui vient de s'écouler a été particulièrement traumatisante pour le secteur informatique, avec une diminution de 26% du nombre d'embauches, portant son nombre total à 26 500 personnes, pour un secteur qui en emploie plus de 500 000.

Pourtant, et en dépit d'un contexte économique qui se dégrade de jour en jour, l'Agence pour l'emploi des cadres veut garder espoir pour l'année en cours en annonçant une progression du nombre de recrutements cadres en 2009 et ce, dans une fourchette comprise entre 6 et 15%. Ce qui correspondrait en volume entre 28 000 et 30 500 recrutements, alors même qu'une chute de 17% du nombre total de recrutements cadres est attendue cette année.

Entre le niveau de recrutements IT estimé et réalisé, la différence a été de +30% en 2008 .
Bien que cette estimation apparaisse loin derrière celle du Syntec - qui table sur un nombre très (trop ?) optimiste de 40 à 45 000 recrutements rien que se le segment des services IT - il n'empêche qu'elle pourrait n'être qu'un lointain reflet de la réalité.

De par sa nature même tout d'abord, une estimation devant être nécessairement prise comme telle, avec toutes les précautions et recul nécessaires, surtout lorsque la précédente s'est révélée au final assez éloignée des faits. Ainsi, dans sa prévision de recrutements 2008, l'Apec tablait sur un nombre global de 38 000 recrutements pour l'ensemble de l'année. Soit un décalage de 30% par rapport aux 26 500 personnes ayant effectivement pourvu un emploi cadre IT en 2008.

Mais ensuite - surtout - car le contexte économique actuel et à venir apparaît beaucoup plus critique qu'il ne l'était en novembre dernier, période de référence sur laquelle l'étude de l'Apec 2009 se base. En témoignent les pluies de mauvaises nouvelles qui se sont abattues depuis sur le secteur bien qu'elles ne concernent, il est vrai, pas uniquement la catégorie des emplois cadres.

La période de référence sur laquelle se base les estimations de l'Apec ne tient pas compte de la dureté actuelle de la crise

Ainsi, les licenciements se sont multipliés dont, pour ne citer qu'eux : Packard Bell (122 postes concernés en France), Nec (20 000 dans le monde dont 387 en France), Texas Instruments (300 personnes touchées en France), ou encore Capgemini Outsourcing et ses 250 emplois sur la sellette.

Un Capgemini qui espérait encore une croissance organique de 3 à 4% de son activité - en novembre dernier - mais qui a été contraint de prévoir un recul de 2% de son activité et une baisse de sa marge opérationnelle de plus d'un point en 2009, de 7,6% à 6,5%.

Présenté comme étant l'un des secteurs (avec celui de la R&D) le plus résistant face à la crise, loin devant l'industrie, la finance et le commerce où les recrutements des cadres sont respectivement attendus en baisse, ou dans des fourchettes de baisse de -21/-35%, -29% et de -14/-24%, le secteur informatique saura-t-il passer entre les gouttes ?