14.11.2009
Singapour retiré de la liste "grise" des paradis fiscaux
Singapour, une des principales places financières asiatiques, a été retiré de la liste "grise" des paradis fiscaux après avoir signé son douzième accord d'échange d'informations fiscales, a annoncé l'OCDE dans un communiqué vendredi.
L'archipel, qui a signé vendredi avec la France sa douzième convention fiscale révisée, est désormais "considéré comme appliquant substantiellement les règles internationales" et rejoint donc la liste "blanche" des pays jugés vertueux, précise l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Singapour a également signé des conventions avec Bahrein, la Belgique, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark, l'Australie, l'Autriche, la Norvège, le Qatar et le Mexique.
Une 13e convention a été conclue avec le sultanat de Bruneï.
Longtemps rétif à la coopération fiscale, Singapour a par ailleurs "récemment" modifié sa législation pour permettre l'échange d'informations, notamment bancaires, avec des administrations fiscales étrangères.
L'application de ces accords fera l'objet d'une "évaluation par les pairs" menée dans le cadre du Forum mondial sur l'échange d'informations fiscales mis en place en septembre et dont Singapour est un "membre actif" et un acteur majeur de la communauté financière mondiale.
Depuis la publication des listes de paradis fiscaux début avril, 15 pays au total ont été "blanchis" dont la Suisse, Monaco ou la Belgique. Le Liechtenstein a été retiré de la liste "grise" mardi.
Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), dont Oxfam France, critiquent régulièrement le critère des douze accords retenu par l'OCDE.
Selon un classement alternatif des paradis fiscaux établi par le collectif d'ONG Tax Justice Network, Singapour se classe au 8e rang des places financières les moins transparentes dans le monde et affiche un taux "d'opacité" de 79%.
00:38 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, singapour, finance, politique, actualité, économie, economy
12.08.2009
Birmanie : impact d'un retrait ?
Les sanctions économiques des Occidentaux, et plus globalement de la communauté mondiale, contre la junte birmane ne sont pas parvenues à affaiblir le pouvoir et se révèlent aujourd'hui contre-productives.
Mais ces sanctions ont - elles un impact sur l'économie birmane?
Malgré une ouverture et une libéralisation entamée par la junte actuelle en 1988, l'économie birmane est toujours fortement encadrée et aux mains de l'élite militaire, de quelques tycoons qui lui sont proches et de communautés d'entrepreneurs venant d'Asie et commerçant donc très peu avec le reste du monde.
En plus de dix ans de sanctions ciblées, les Occidentaux ne sont toujours pas parvenus à affaiblir l'assise économique du régime militaire birman, mais ont au contraire fait peser de nouvelles contraintes sur une économie birmane encore sous-développée : faiblesse des débouchés commerciaux en Occident, absence d'investissements dans les secteurs sociaux, médicaux, éducationnels, touristiques...
Les sanctions montrent leurs limites: les dirigeants de l'armée birmane ne s'inquiètent pas outre mesure d'être interdits de visa en Europe, n'y ont aucun compte en banque (le gel des avoirs dans l'UE depuis 2003 est estimé à un ridicule 70.000 euros) et préfèrent se tourner vers Singapour, Bangkok ou Moscou. En cela, les Occidentaux ont perdu un levier d'influence considérable.
Après la condamnation mardi 11 août d'Aung San Suu Kyi, Nicolas Sarkozy a souhaité des sanctions en particulier dans le domaine du bois et des rubis. Ces deux produits sont-ils stratégiques pour l'économie birmane? La Birmanie ne tire-t-elle pas la majorité de ses revenus du gaz ?
Les sanctions dans le domaine du bois et du rubis existent déjà depuis 2003. Mais cela ne fonctionne pas. La Birmanie est riche en ressources minières et forestières, mais elle les vend quasi exclusivement a ses voisins. Ce sont les Chinois qui achètent le jade, les Indiens le rubis, les Thaïlandais le bois... On est très loin des circuits occidentaux. Menacer de nouvelles sanctions dans ces domaines est un coup d'épée dans l'eau, certes symbolique, mais inefficace étant donnée la configuration des flux économiques birmans. Le secteur du gaz naturel offshore est de loin le plus lucratif pour la Birmanie qui vend aux plus offrants ses parcelles et droits d'exploitation.
La présence de Total en Birmanie est toujours aussi controversée. Si le groupe pétrolier se retirait du pays, cela aurait-il un impact ? Total peut-il faire pression sur la junte birmane? Que rapporte l'exploitation du pipeline de Yadana à la junte birmane?
Le débat est loin d'être nouveau. Si Total se retire, l'impact sera essentiellement symbolique encore une fois. Cela apportera une satisfaction aux Occidentaux et aux mouvements exilés, mais ne règlera pas le problème de Yadana qui sera toujours exploité par les Thaïlandais de la PTT-EP qui achète 80% du gaz exploité par Total, et qui reverse environ 300 millions de dollars de revenus annuels sous forme de taxes à l'Etat birman. Les moyens de pressions de Total sont de plus en plus limités étant donnée la concurrence farouche qui se dessine avec l'arrivée en force de compagnies pétrolières chinoises, indonésiennes ou russes sur le marche birman...
Total affirme que sa présence en Birmanie s'accompagne d'un projet économique et sociale en faveur de la population, et que s'il quittait la Birmanie, d'autres groupes viendraient exploiter le gaz sans investir dans le développement. Est-ce une réalité?
Il y a en effet fort à parier que ce qui est souvent perçu comme un dédouanement de Total (construction de cliniques, routes, écoles, puits, poulaillers...), uniquement destiné à améliorer son image, se trouverait supprimé par l'éventuel repreneur thaïlandais ou chinois en cas de départ de l'entreprise française. Après tout, nombre de Birmans apprennent le Français pour pouvoir y travailler et font la queue pour trouver un emploi devant le siège de l'entreprise à Rangoon...
22:47 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, birmanie, économie, economy, finance, asie, asia, politique, actualité, aung san suu kyi
20.06.2009
e Japon va perdre sa place de 2ème économie mondiale
L'économie du Japon va bientôt cesser d'être la deuxième du monde, statut qu'elle détient depuis 41 ans, et sera dépassée par celle de la Chine, admet un rapport gouvernemental nippon publié vendredi."Le statut de deuxième économie mondiale pour le Japon est en train de toucher à sa fin", estime ce rapport annuel du ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti).
Cette conclusion rejoint celle du Fonds monétaire international (FMI), selon qui le produit intérieur brut (PIB) nominal de la Chine devrait dépasser celui du Japon en 2010, ou même en 2009 si l'économie chinoise croît plus que prévu et si l'économie japonaise continue à se dégrader fortement.
L'économie du Japon a subi au deuxième trimestre 2009 une contraction record de 14,2% en rythme annuel. Pour l'ensemble de l'année 2009, le FMI prévoit une récession de 6,2% au Japon contre une croissance de 6,5% en Chine.
Le Japon s'était hissé au rang de deuxième économie mondiale en 1968.
18:12 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, japon, japan, économie, finance, actualité
27.05.2009
La Corée du Nord hausse le ton et menace d'attaquer le Sud
La Corée du Nord a haussé le ton mercredi ne s'estimant plus liée par l'armistice de 1953 avec la Corée du sud et la menaçant d'une attaque militaire, dans une escalade de la tension deux jours après l'annonce par Pyongyang d'un essai nucléaire unanimement réprouvé.
Le régime communiste a indiqué qu'il considérait la décision annoncée la veille par Séoul de se joindre à l'initiative d'anti-prolifération (PSI) comme "une déclaration de guerre", dans un communiqué de l'armée cité par l'agence nord-coréenne KCNA.
Le président sud-coréen Lee Myung-bak a appelé à "des réactions calmes" face aux menaces. Selon le ministère de la Défense, aucun renfort militaire sud-coréen n'a été envoyé dans l'immédiat à la frontière intercoréenne.
Après l'annonce lundi d'un deuxième essai nucléaire depuis 2006, condamné par le Conseil de sécurité, la Corée du Nord a procédé mercredi à un nouveau tir de missile à courte portée, portant à cinq le nombre d'engins tirés depuis lundi, selon le ministère sud-coréen de la Défense.
Pyongyang aurait en outre relancé la production de combustible nucléaire sur son site de Yongbyon où des émissions de vapeur ont été constatées, selon la presse sud-coréenne.
Séoul n'avait jusque là qu'un statut d'observateur de la PSI. Lancée par les Etats-Unis en 2003, l'Initiative de sécurité contre la Prolifération (PSI), à laquelle 90 pays ont adhéré et qui inclut des manoeuvres militaires, autorise l'arraisonnement en haute mer de navires suspectés de transporter du matériel nucléaire et autres armes de destruction massive.
La Corée du Nord a été l'un des plus importants exportateurs de missiles ces dernières années.
"Tout acte hostile, notamment le fait de stopper ou de perquisitionner nos navires...donnera lieu à une réponse militaire forte et immédiate", a prévenu Pyongyang.
"Ceux qui nous ont provoqués vont devoir affronter une sanction sans pitié et inimaginable", a menacé Pyongyang, désignant comme responsables Washington et Séoul. "Notre armée ne sera plus liée par l'accord d'armistice dans la mesure où les Etats-Unis ont fait entrer les pantins (la Corée du Sud, ndlr) au sein de la PSI", a ajouté le communiqué.
En l'absence d'un traité de paix à l'issue de l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée (1950-53), les deux Corées sont toujours officiellement en état de guerre. Si Pyongyang ne s'estime plus lié par l'armistice de 1953, "la péninsule coréenne va revenir à un état de guerre", a prévenu le Nord.
Le régime communiste a également annoncé qu'il ne "garantissait pas le statut légal" de cinq îles sud-coréennes situées en mer Jaune, dans une zone disputée par le Nord et le Sud, où s'étaient produits des accrochages navals en 1999 et 2002, se traduisant par la mort de soldats nord et sud-coréens.
Pour Cheong Seong-chang, chercheur à l'Institut Sejong, les menaces du Nord vont "attiser les tensions intercoréennes et un accrochage naval sur la côte ouest est fort possible".
Le Conseil de sécurité de l'ONU prépare une résolution devant comporter de nouvelles sanctions contre Pyongyang.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a cependant estimé mercredi qu'il n'y aurait pas de projet de résolution avant la fin de la semaine, soulignant la nécessité d'une "décision internationale" pour condamner les Nord-Coréens.
Son homologue britannique David Miliband a indiqué que Londres cherchait à "maximiser" l'unité au sein du Conseil de sécurité. Le Premier ministre japonais Taro Aso a jugé "important que de nouvelles sanctions soient inclues dans la résolution".
Près de six ans de laborieuses discussions à six (deux Corées, Chine, Etats-Unis, Russie, Japon) n'ont pas permis de convaincre Pyongyang de renoncer au nucléaire. Les discussions sont interrompues depuis que le Nord s'en est retiré pour protester contre sa condamnation à l'ONU après un tir de fusée balistique le 5 avril.
20:44 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, corée, actualité, finance, économie, europe
26.05.2009
Fusion géante en vue dans les télécoms
Bharti, numéro un du mobile en Inde, relance des négociations pour acquérir la moitié de l'opérateur sud-africain MTN, une opération chiffrée à 23 milliards de dollars.
Le numéro un indien de la téléphonie mobile Bharti Airtel a indiqué lundi avoir repris les discussions en vue d'une fusion avec l'opérateur phare sud-africain MTN. Bharti pourrait entrer à 49% dans le capital de MTN, l'opérateur sud-africain et ses actionnaires acquérant en retour 36% de Bharti, dont 25% détenus par MTN et le reste directement par ses actionnaires. "Bharti et MTN se sont mis d'accord pour discuter d'une éventuelle transaction exclusive d'ici le 31 juillet", selon Bharti. L'opération atteindrait 23 milliards de dollars.
En mai 2008, Bharti avait renoncé à fusionner avec MTN, qualifiant de "complètement inacceptable" la structure proposée par le groupe sud-africain, qui selon le groupe aurait transformé Bharti Airtel en une filiale de MTN. Une fusion donnerait naissance à l'un des plus grands opérateurs mondiaux de téléphonie mobile, fort d'au moins 200 millions d'abonnés et présent sur deux des marchés qui connaissent la plus forte croissance dans ce domaine, l'Inde et l'Afrique. Bharti Airtel comptait fin mars près de 94 millions d'abonnés mobiles, un chiffre en hausse de 46% sur un an.
12:00 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, asie, actualité, économie, finance
15.04.2009
Singapour dévalue sa monnaie pour contrer la récession
Le PIB du pays accuse une chute de 11,5 % sur un an.
Singapour s'enfonce dans la récession. Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) du pays a plongé de 19,5 % comparé au dernier trimestre 2008 et de 11,5 % sur un an. D'après les dernières estimations officielles, le PIB devrait chuter entre 6 % et 9 % cette année, la pire performance de la ville-État depuis son indépendance en 1965.
La banque centrale a aussitôt réagi en dévaluant de 1,5 % sa monnaie, le dollar de Singapour, une décision très favorablement accueillie par les hommes d'affaires. Ils craignaient que le décrochage soit plus important, ce qui aurait donné aux pays voisins l'impression que Singapour était aux abois.
Privée d'un vrai marché intérieur, minuscule, avec ses 4,5 millions d'habitants, Singapour est totalement tournée vers l'exportation. Ses échanges extérieurs représentent, avec les réexportations, quatre fois son PIB ! Ils sont réalisés aux deux tiers avec l'Asie. L'Europe et les États-Unis n'en absorbent que 20 %.
Le pays a tout tenté pour prendre ses distances avec les industries manufacturières, qui lui ont assuré son image en Asie. Mais elles représentent encore 25 % de son PIB, contre 15 % pour les activités financières. Et prennent la crise de plein fouet.
Biomédical et pharmacie
Les exportations hors produits pétroliers se sont effondrées sur un an de 35 % en janvier, de 24 % en février et de 17 % en mars. Fin décembre 2008, la production de produits et de composants électroniques accusait un recul de 35,1 %, le trafic des conteneurs était en baisse de 19,6 % et le volume de fret traité à l'aéroport de Changi s'écroulait de 22,5 %.
Aujourd'hui, le gouvernement souhaite profiter de la crise pour accélérer la mutation du pays en l'orientant davantage vers la pharmacie, la chimie et le secteur biomédical.
13:30 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, singapour, économie, finance
01.04.2009
Japon: le chômage grimpe à 4,4%
Le taux de chômage au Japon a augmenté de trois dixièmes de point en février, à 4,4% contre 4,1% en janvier, alors que de nombreuses entreprises licencient massivement à cause de la crise économique mondiale, a annoncé mardi le ministère des Affaires intérieures.
Ce taux est le plus élevé enregistré au Japon depuis janvier 2006.
Les économistes s'attendaient en moyenne à ce que le chômage augmente de deux dixièmes de point à 4,3%, selon un sondage réalisé par DowJones Newswires.
On comptait fin février au Japon 2,99 millions de chômeurs, soit 12,4% de plus qu'un an plus tôt, pour une population active en augmentation de 0,1% à 65,65 millions de personnes, a précisé le ministère dans un communiqué.
Toujours fin février, on recensait au Japon 59 offres d'emploi pour 100 demandes, contre 67 offres en janvier, traduisant la rapide détérioration du marché de l'emploi, a indiqué le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. Il s'agit du plus mauvais chiffre depuis février 2003.
Frappées par l'effondrement des exportations et le recul des investissements au Japon, de nombreuses entreprises ont massivement taillé dans leurs effectifs ces derniers mois. La plupart des économistes prédisent que le taux de chômage dépassera les 5% dans le courant de l'année, voire battra le record de 5,5% atteint en avril 2003 ainsi qu'à plusieurs reprises en 2002.
"Nous reconnaissons que la situation actuelle de l'emploi reste difficile", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Takeo Kawamura, estimant que "davantage de mesures sont nécessaires" pour enrayer la montée du chômage.
"Le nombre de personnes employées continue à chuter en raison des mauvais résultats des entreprises et de l'augmentation des faillites", ont commenté dans un rapport les économistes du Crédit Suisse.
"Même si l'économie commence à aller mieux dans le futur proche, nous ne nous attendons à aucune amélioration significative dans le climat de l'emploi à moins que le Japon ne soit capable de vaincre sa dépendance vis à vis de la demande étrangère", ont-ils ajouté.
Par ailleurs, la consommation moyenne d'un ménage au Japon a chuté de 3,5% sur un an en février, a également annoncé mardi le ministère des Affaires intérieures. Les économistes s'attendaient en moyenne à un recul beaucoup plus fort, de l'ordre de 4,9%.
07:04 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, asie, asia, japan, japon, chômage
31.03.2009
Au Cambodge, le procès du Khmer rouge "Douch"

Le procès contre Douch, le responsable du centre de torture S-21 où périrent 14 000 personnes entre 1975 et 1979, entre ce lundi dans le vif du sujet. Converti au christianisme, cet ancien responsable Khmer rouge est accusé de crimes contre l'humanité.
Le procès du Khmer rouge qui dirigea le centre de tortures S-21, Douch, s'est ouvert ce lundi dans les faubourgs de Phnom Penh. Il est accusé de crimes contre l'humanité commis dans ce centre où périrent 14 000 "ennemis" du régime khmer durant la période 1975-1979.
Il s'agit du premier procès impliquant un ancien cadre du régime maoïste de Pol Pot depuis sa chute voici 30 ans, à la suite de l'invasion vietnamienne du Cambodge.
1,7 million de Cambodgiens exécutés
Le procès de Douch, qui avait officiellement commencé à la mi-février par les audiences inaugurales, devait ainsi entrer dans le vif du sujet après des années de report et de procédures, devant un tribunal conjoint du Cambodge et des Nations unies.
"Je n'aurais jamais pensé que ce jour-là viendrait", a déclaré Svay Simon, qui a 64 ans et, en tant qu'ancienne victime des Khmers rouges, a, comme des centaines d'autres, tenu à assister au procès dans le tribunal, spécialement construit pour juger Douch, dans les environs de la capitale.
Ce procès, même s'il débute longtemps après la fin du génocide, marque un tournant pour le Cambodge, où pratiquement chaque famille a perdu quelqu'un sous les Khmers rouges.
Au total, on estime à 1,7 million le nombre de Cambodgiens exécutés, décédés sous la torture ou morts de faim, de maladie ou d'épuisement sous le gouvernement khmer rouge.
"Les Cambodgiens vont enfin voir l'un des dirigeants les plus connus du régime khmer rouge traduit devant la justice. Mais nombre d'autres devraient être jugés, afin que la justice passe pour les millions de victimes de ces crimes horribles", estime Brittis Edman, chercheur cambodgien auprès d'Amnesty International.
Aujourd'hui âgé de 66 ans, Douch, ancien instituteur dont la véritable identité est Kaing Guek Eav, est accusé de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre, de torture et d'homicide.
Au total, cinq anciens responsables du régime khmer rouge, aujourd'hui âgés, doivent passer en procès devant ce tribunal. Douch devrait être un témoin clé dans les procès à venir de Nuon Chea, dit "Frère numéro deux", de l'ancien président khmer rouge Khieu Samphan, de l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary et de l'épouse de ce dernier.
Ces quatre derniers nient avoir eu connaissance des atrocités commises par les Khmers rouges, dont la révolution agraire avait chassé les habitants des villes pour les reléguer dans les campagnes.
La peine capitale ayant été abolie au Cambodge, les cinq anciens dirigeants risquent au maximum la réclusion à perpétuité s'ils sont reconnus coupables par les cinq juges cambodgiens et internationaux qui siègent au sein des "Chambres extraordinaires des tribunaux du Cambodge" (CETC).
Le verdict est attendu normalement pour septembre.
D'aucuns estiment que l'intégrité de ce tribunal est d'ores et déjà mise à mal par les accusations de corruption et d'ingérence politique qui le visent.
Douch, aujourd'hui converti au christianisme - l'Eglise évangélique, dont il est devenu un "born again" - , a exprimé des remords en février et demandé pardon aux victimes. Il a reconnu avoir commis de multiples crimes lorsqu'il dirigeait le centre d'interrogatoire S21.
La plupart des victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, ont été torturées et contraintes d'avouer toute une série de méfaits, en particulier d'être des espions de la CIA, avant d'être battues à mort dans un champ à la périphérie de la capitale cambodgienne.
"Les mains de Douch sont maculées de sang. Il est temps pour lui de payer pour ce qu'il a fait", a dit Norg Chan Phal, rescapé du S21 quand il était enfant, aujourd'hui âgé de 39 ans.
Internée elle aussi, sa mère a été tuée quelques mois avant l'intervention des troupes vietnamiennes qui ont renversé le régime en 1979.
En 1998, le décès de Pol Pot, dans le dernier bastion khmer rouge d'Along Veng, près de la frontière thaïlandaise, a marqué le début d'une décennie d'apaisement et de stabilité pour le Cambodge.
01:34 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, cambodge, khmer, phnom penh
30.03.2009
Chute de la production industrielle japonaise
L'économie nipponne a subi un recul de 9,4% de sa production industrielle en février, après la chute record de plus de 10% enregistrée en janvier. Les performances médiocres des constructeurs automobiles ont pesé sur la tendance.
Le ministère de l'Economie japonais a publié de nouveaux chiffres économiques inquiétants ce lundi. La production industrielle de l'Archipel a plongé de 9,4% en février par rapport à janvier. Une chute à peine moins importante que le record de 10,2% enregistré pour le premier mois de l'année. Comparée à février 2008, la production industrielle japonaise s'est effondrée de 38,4%.
Selon les chiffres publiés, l'industrie automobile et le secteur des semi-conducteurs ont, une nouvelle fois, plombés les données. Ces deux secteurs font partie des plus touchés par la crise au niveau mondial.
Un sondage du quotidien "Nikkei" révèle que cette nouvelle contre-performance était attendue par les entrepreneurs et les économistes, qui tablaient sur un recul de 9% de la production industrielle en février par rapport à janvier. Il s'agit quand même de la cinquième baisse mensuelle consécutive de cet indicateur, mais d'après le ministère de l'économie, la production industrielle devrait connaître un léger redressement dans les mois à venir, avec notamment rebond de l'ordre de 2,9% en mars, à la faveur d'un retour à des stocks plus rationnels.
11:28 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie, economy, japon, japan
23.03.2009
Au Japon, des publicités seront ciblées selon la météo
De la publicité pour des parapluies lorsqu'il pleut, et pour des lunettes de soleil par grand beau temps ? Voici, un peu caricaturé, ce que pourra proposer dès avril AcTVila, un acteur d'internet et de la vidéo à la demande, en association avec e-Ten, qui produit et diffuse des informations sur la météo.
A partir du 1er avril, les téléspectateurs qui se connecteront sur la page d'informations météorologiques d'AcTVila verront apparaître des bannières, entendront des annonces publicitaires et pourront regarder des spots dont la teneur dépendra du temps et de la température prévus dans leur zone de résidence. e-Ten va également mettre en place une page entièrement dédiée à la présentation de publicités qui elles aussi changeront en fonction du thermomètre et du ciel.
De la publicité pour des purificateurs d'air
« Les messages, expédiés automatiquement, évolueront au fil de la journée et seront différents d'une région à l'autre », a expliqué e-Ten. Les jours de printemps où le vent chargé de pollens souffle sur Tokyo, les téléspectateurs habitant la capitale se verront pas exemple vanter des masques, cachets, solutions nasales, gouttes pour les yeux, purificateurs d'air domestiques et autres produits pour lutter contre les allergies auxquelles ils sont sujets.
Des séquences vidéo seront également proposées, elles aussi accompagnées de messages à contenu promotionnel lié à la météo du jour. Pour bénéficier de ce menu publicitaire « pluie et beau temps », les téléspectateurs devront au préalable saisir une fois pour toutes le code postal de leur lieu d'habitation.
21:11 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, économie, economy, japon, japan








